Postes pénuriques
Profils pénuriques : recruter quand personne ne postule
Un profil pénurique est un poste difficile à pourvoir, faute de candidats formés en nombre suffisant près de l’établissement qui recrute. En 2026, les employeurs jugent difficiles 43,8 % de leurs projets de recrutement, et 65 % dans les métiers de la maintenance. Sur ces métiers, les bons profils ont souvent déjà un emploi et ne lisent pas les offres : pour les recruter, il faut une approche proactive, qui va les chercher là où ils sont, près de chez eux.
Par Gaël Perret, cofondateur de Captive
Mis à jour le
Les métiers
Quels sont les profils pénuriques ?
Ce sont les postes pour lesquels les candidats formés manquent face aux besoins des employeurs, et dont les offres restent ouvertes des semaines. En 2026, la maintenance, la mécanique, le soin, la conduite routière et la cuisine dépassent nettement la moyenne de 43,8 % de recrutements jugés difficiles.
- Techniciens de maintenance industrielle74 %
- Mécaniciens de véhicules72 %
- Ouvriers de maintenance mécanique68 %
- Ouvriers de maintenance électrique63 %
- Infirmiers et sages-femmes60 %
- Cuisiniers58 %
- Aides-soignants57 %
- Conducteurs routiers54 %
- Caristes37 %
- Magasiniers et préparateurs peu qualifiés26 %
Moyenne, tous métiers : 43,8 %
Ces taux sont des moyennes nationales : dans votre bassin d’emploi, un même métier peut être bien plus, ou bien moins, difficile à recruter. On parle aussi de métiers en tension, l’indicateur que la Dares et France Travail calculent chaque année par métier et par région.
La logistique, elle, manque rarement de candidats au niveau national : la difficulté y tient surtout au nombre de personnes à recruter en même temps.
Pour ces besoins, voir comment recruter en volume et faire face aux pics d’activité.
Les causes
Pourquoi un poste ne trouve-t-il pas preneur ?
Pour les employeurs, deux difficultés de recrutement dominent : des candidatures trop peu nombreuses, et des candidats qui n’ont pas le profil attendu. Le poste lui-même (horaires, pénibilité, salaire), l’image de l’entreprise ou du métier et l’accès au lieu de travail viennent ensuite.
81,6 %
Des candidatures trop peu nombreuses
83,6 %
Des candidats qui n’ont pas le profil attendu (expérience, diplôme, permis, mobilité)
- Le poste : horaires, pénibilité, salaire39,2 %
- Manque de moyens financiers29,4 %
- Image de l’entreprise, du secteur ou du métier24,4 %
- Procédures internes de recrutement19,9 %
- Accès au lieu de travail18,3 %
Part des établissements qui prévoient des difficultés de recrutement ; plusieurs réponses possibles.
Sources : France Travail, enquête BMO 2026 (nouvel onglet) ; Dares, Les tensions sur le marché du travail en 2024 (février 2026) (nouvel onglet)
Ces causes se cumulent. Sur les trente métiers les plus tendus, la Dares observe surtout un vivier trop réduit, souvent associé à une formation spécifique, et pour treize d’entre eux un éloignement entre les candidats et les postes. Le salaire y est rarement le frein principal : vingt-trois de ces métiers offrent des rémunérations relativement attractives.
Même quand le bon candidat se présente, le recrutement peut échouer à la fin : sur ces métiers, plusieurs employeurs se disputent les mêmes personnes, jusqu’à la signature.
Quand l’image de l’entreprise ou du métier freine les candidatures, une campagne de communication marque employeur prépare le terrain.
Le diagnostic
Comment savoir si votre poste est vraiment pénurique ?
En comparant la difficulté de votre métier dans votre bassin d’emploi à la moyenne. Plus forte, les candidats manquent vraiment ; plus faible, c’est plutôt votre offre qui n’est pas vue ou ne donne pas envie. C’est la méthode que propose France Travail.
Le signal : 15 jours sans candidature intéressante
Selon France Travail, si 15 jours après la publication de l’offre aucune candidature n’a retenu votre attention, vous faites peut-être face à une difficulté de recrutement.
La vérification : votre bassin face à la moyenne
Dans l’enquête BMO, choisissez votre métier puis votre département, et comparez le taux de « Difficultés à recruter » de votre bassin d’emploi à celui de la ligne « Total ».
Ouvrir l’enquête BMO (nouvel onglet)- Taux plus élevé que la ligne « Total »
Une vraie pénurie
Les personnes formées au métier manquent près de chez vous : c’est une pénurie de candidats.
- Élargir le profil et former au poste
- Aller chercher les salariés en poste
- Élargir la zone de recherche
- Taux plus bas que la ligne « Total »
Une offre peu vue ou peu attractive
Les candidats existent, mais ne voient pas votre offre ou n’en sont pas convaincus.
- Montrer l’offre là où ils passent leur temps
- Afficher le salaire, les horaires et le lieu
- Simplifier la candidature et répondre vite
Les deux causes se combinent souvent : un métier en pénurie demande aussi une offre visible et convaincante.
Les candidats
Où trouver des profils pénuriques ?
Il faut capter deux publics : les rares personnes qui cherchent un emploi ou veulent en changer, à condition que votre offre ne se perde pas parmi des dizaines d’autres, et les salariés déjà en poste dans d’autres entreprises, qui ne regardent pas les offres mais restent ouverts à une meilleure proposition.
16salariés sur 100 déclarent souhaiter un nouvel emploi
84ne cherchent pas : ils ne verront une offre que si elle vient à eux
Une annonce attend que les candidats viennent à elle : elle ne parle qu’à ceux qui cherchent. Pour les autres, il faut aller vers eux.
Quatre façons d’aller vers eux
La cooptation
Vos salariés connaissent des gens du métier. Une prime de cooptation et une offre facile à transmettre les incitent à en parler.
Les candidats d’hier
Les candidats non retenus mais proches du profil, et les anciens salariés partis en bons termes, peuvent être recontactés.
La chasse
Contacter un à un des profils repérés, seul ou avec un cabinet de chasse. Efficace pour quelques postes très qualifiés, mais long et coûteux.
La publicité ciblée
Une chasse automatisée : votre offre apparaît sur Facebook, Instagram ou TikTok chez les personnes qui vivent autour de votre établissement, qu’elles cherchent un emploi ou non.
Pour la méthode, voir le guide du recrutement sur les réseaux sociaux.
Sur le coût et les délais d’un cabinet, voir chasseur de têtes : coût, délais et alternative.
Les leviers
Que faire quand les annonces ne suffisent plus ?
Pour recruter des profils pénuriques, combinez quatre leviers : élargir le profil recherché, rendre l’offre concrète, aller chercher les salariés en poste et répondre vite. Chacun lève un frein différent.
Élargir le profil et former
Un débutant motivé, un profil voisin ou une personne en reconversion peut être formé au poste. Avec la POEI, France Travail finance une formation avant l’embauche.
75 %des employeurs qui prévoient des difficultés envisagent de former des candidats venus de l’extérieur
Rendre l’offre concrète
Salaire, horaires, lieu, contraintes et ce qui vous distingue des employeurs voisins : un salarié en poste compare avant de bouger.
63 %des employeurs qui prévoient des difficultés envisagent de rendre l’offre plus attractive ou d’améliorer les conditions de travail
Aller chercher les salariés en poste
C’est de la chasse : contacter un à un les bons profils, ou automatiser l’approche avec une publicité ciblée autour de votre établissement.
71 %des employeurs qui prévoient des difficultés envisagent d’être plus actifs dans leurs recherches
Répondre vite
Rappeler sous 48 heures, proposer l’entretien pendant l’appel, alléger les étapes : un candidat qualifié est sollicité ailleurs.
63 joursou plus pour la moitié des recrutements jugés difficiles en 2025
Chiffres des cartes : France Travail, enquête BMO 2026 (nouvel onglet) ; France Travail, Offres pourvues et abandons de recrutement en 2025 (nouvel onglet)
L’accompagnement
Ce que Captive apporte sur un poste pénurique
Captive diffuse votre offre en publicité sur Facebook, Instagram, TikTok et Snapchat, autour de votre établissement, pour la montrer notamment aux salariés en poste qui ne regardent pas les sites d’offres d’emploi traditionnels. Les premières candidatures préqualifiées arrivent sous 48 heures.

Votre entrepriseSponsorisé
Technicien de maintenance H/F
- CDI · Horaires de journée
- Salaire selon expérience
- À moins de 20 min de chez vous
Avec Captive
- Une approche proactive, proche de la chasse : vos offres sont montrées aux candidats pertinents de votre bassin d’emploi
- Une publicité qui donne d’emblée le métier, les conditions et le lieu, avec plusieurs visuels testés
- Des questions éliminatoires définies avec vous : diplôme, habilitations, permis, disponibilités
- Un formulaire de quelques questions, CV facultatif, pour ne pas décourager un salarié en poste
- Les candidatures dans votre ATS ou dans l’outil Captive, qui confirme chaque candidature par SMS et relance les candidats
Captive ne recrute pas à votre place : elle vous apporte des candidatures qualifiées.
Échanger avec un expert48 h
pour recevoir les premières candidatures
Plus de 10
candidatures qualifiées par semaine sur un poste pénurique, selon le budget publicitaire
Quand la publicité ne suffit pas
Quand le profil recherché n’existe pas dans le bassin d’emploi, aucun canal ne le trouvera, publicité comprise : c’est le « mouton à cinq pattes », qui cumule toutes les exigences. C’est aussi le cas d’un salaire nettement en dessous du marché ou d’un diplôme très rare dans la région. Il faut alors revoir les critères, l’offre ou la zone, et nous vous le disons avant de lancer une campagne.
Cas client
Ils recrutent avec Captive

Électromécanicien · Île-de-France
« On cherchait un électromécanicien depuis plus de 6 mois. En une semaine, on a pu faire une offre d’embauche à un candidat, qui a été acceptée. »
- 65candidatures qualifiées
- 2embauches
- 4semaines de campagne
Questions fréquentes
Vos questions sur les profils pénuriques
Un métier en tension est un classement statistique : chaque année, la Dares et France Travail mesurent les tensions par métier et par région. En 2024, six métiers sur dix étaient en tension forte ou très forte. Un profil pénurique désigne la même difficulté vue par un employeur, pour un poste précis dans son bassin d’emploi.
Selon l’enquête BMO 2026 de France Travail, parmi les métiers qui comptent au moins 5 000 projets de recrutement : les ouvriers qualifiés de l’usinage (81 % de projets jugés difficiles), les couvreurs (80 %), les médecins et les carrossiers (79 %), les chaudronniers (78 %). Parmi les métiers terrain qui recrutent le plus, la maintenance (65 %), les infirmiers (60 %), les cuisiniers (58 %) et les conducteurs routiers (54 %) dépassent nettement la moyenne de 43,8 %.
Pour les offres déposées à France Travail et pourvues en 2025, la moitié des recrutements ont pris plus de 48 jours : 61 jours pour un ouvrier qualifié, 63 jours quand l’employeur rencontrait des difficultés. Une campagne sur les réseaux sociaux apporte les premières candidatures sous 48 heures ; la suite dépend de la rapidité de votre processus de recrutement.
Pas forcément. Le salaire doit être dans le marché et affiché dans l’offre, mais il est rarement la seule cause : pour vingt-trois des trente métiers les plus tendus, la Dares ne relève pas de problème d’attractivité salariale. En 2025, 24 % des établissements qui recrutaient ont augmenté la rémunération prévue, et 43 % ont élargi leurs critères.
Souvent, oui, quand le métier s’apprend sur le terrain. Un débutant motivé, une personne en reconversion ou un profil voisin peut être formé au poste, en interne ou avec l’aide de France Travail (POEI). C’est l’une des pistes les plus envisagées : 75 % des employeurs qui prévoient des difficultés pensent former des candidats venus de l’extérieur. Des questions de préqualification sur la motivation, les disponibilités et les prérequis réglementaires aident à repérer ceux qui pourront être formés.
Oui, parce qu’elle s’adresse en partie à des personnes déjà en poste, qui ne consultent pas les sites d’emploi (jobboards). Les techniciens, les infirmiers ou les cuisiniers utilisent les réseaux sociaux comme tout le monde. Chez CG2D Global Services, une campagne a apporté 65 candidatures qualifiées et 2 embauches d’électromécaniciens en Île-de-France en 4 semaines.
Parlons de vos postes à pourvoir
On regarde ensemble vos besoins, et on vous dit si les réseaux sociaux sont le bon levier pour vos métiers.
Vous préférez choisir un créneau tout de suite ?
Prendre rendez-vous (nouvel onglet)
